Le blog d'Edmond Simeoni, militant corse de la première heure


Tous à Ajaccio le Samedi 3 Février 2018

Rédigé le Jeudi 1 Février 2018 à 18:11 | Lu 1008 fois


Place de la Gare à 14 heures trente.


Habités par le seul sens du devoir vis-à-vis de la Corse, de son peuple, de sa terre, de son histoire, Corses de toutes conditions et de toutes opinions,  d’origine ou d’adoption, vivant ici ou dans la diaspora – vous serez alors à Ajaccio, représentés ou présents par la pensée et par vos communiqués - pour y démontrer massivement et sans aucun excès que vous êtes  profondément attachés à la Corse, que vous voulez contribuer à la sauver, que vous ne croyez qu’en la démocratie,  en la justice, en la paix, en l’homme, par le moyen exclusif du dialogue.

La Corse, vous le savez, est dans une situation très grave sur tous les plans –économique, social et culturel- et en particulier sur le plan moral. C’est le résultat d’une politique séculaire  de l’Etat – avec la seule éclaircie, labile, insuffisante, du Statut particulier de 1982- et du clanisme corse qui l’a servi aveuglément au seul profit des clientèles. Les valeurs, dont la baisse est due aussi à l’évolution uniquement matérialiste du monde, ont été piétinées, la démocratie ridiculisée. ; nos intérêts collectifs ont été négligés et nos retards accumulés.

Il faudrait une singulière naïveté pour croire un instant que le désastre pouvait être conjuré par cinquante ans de luttes féroces, de sacrifices, de répression, de mobilisations populaires larges mais aussi parsemées de rares et inévitables  dérives ; naïveté encore que de croire que les acquis, les fortes victoires démocratiques depuis 2014 changeraient radicalement une Corse en déshérence et convaincraient l’Etat de la nocivité de sa politique insulaire et de la nécessité d’en changer.

Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins et il faut être clairs.  En règle générale, les hommes visent trop souvent le pouvoir pour assouvir leur ambition personnelle, leur désir de domination, leurs égos ; nous appartenons à cette catégorie de militants qui ont toujours voulu accéder aux responsabilités pour changer radicalement la conduite des affaires publiques. Vous conviendrez que notre parcours de lutte depuis cinquante ans – et d’autres l’ont fait avec nous et sans nous, dans différents domaines- est limpide, au plan du respect des principes de démocratie, de transparence et d’éthique.

Il n’y a eu, il n’y a actuellement et il n’y aura pas  demain ni compromis, ni compromission sur ces plans impérieux. Nous ne sommes pas atteints de cécité et nous sommes vigilants  La direction de la CTC est irréprochable sur le plan essentiel de la morale publique ; le travail y est acharné, l’honnêteté incontestable ; les premiers résultats prometteurs sont là. La majorité territoriale est autonome dans sa conception de la politique, dans son exécution et elle  ne subit aucune pression occulte.  Nous n’avons pas l’intention de  laisser attaquer et se détériorer ce viatique central dans le sauvetage du peuple corse.

 Croire un instant que, pour conserver le pouvoir, nous pourrions transiger sur ces exigences, est une erreur totale ; il vaut mieux perdre le pouvoir que de le conserver demain de manière douteuse car nous compromettrions alors l’avenir du peuple corse, et non seulement nous perdrions la partie mais nous trahirions notre idéal, nous installerions la désespérance définitivement dans notre Pays qui a besoin de confiance, de rigueur, de travail, de partage, de solidarité pour se sauver et se construire. Il ne faut pas craindre – car cette crainte nous dévaloriserait et  nous paralyserait - un éventuel retour devant les électeurs, en cas de dissolution de l’Assemblée de Corse, parce que confrontée, demain,  à une gouvernance impossible et à une Corse en perdition.  Ce serait alors le seul moyen démocratique et pacifique de dénouer la crise et de choisir les nouveaux dirigeants, en fonction de leur moralité, de leur attachement à la démocratie et aux principes de l’humanisme, de leur compétence, de leur programme, de leur volonté collective ;  personnellement, je n’ai pas peur d’un éventuel débat public et du choix du peuple qui doit rester l’ultime garant de la démocratie et de notre destin collectif.

Aujourd’hui, prospèrent les attaques obliques, les procès sotto voce, les insinuations mais aussi les mises en cause de certaines personnalités auxquelles il appartient de s’expliquer et, le cas échéant, de se justifier. Le peuple jugera.

Quand on a la prétention, avec d’autres forces démocratiques, de mettre le peuple sur le chemin de l’émancipation, l’heure n’est ni au doute ni aux interrogations angoissées.
Le rendez-vous de Samedi 3 Février à Ajaccio, à 14 heures trente, est essentiel. A chacune et chacun d’en mesurer les enjeux et d’en assurer le succès, toutes et tous ensemble. L’aube du lendemain serait alors plus clair et la liberté  à portée de la main. J’ai toujours eu  confiance.

Dr Edmond Simeoni
Lozzi le 1/02/2018
 
 


Docteur Edmond Simeoni
Spécialiste de Gastro-entérologie - 78 ans
Marié, deux enfants, cinq petits enfants
Militant de la Corse depuis 1960



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