Le blog d'Edmond Simeoni, militant corse de la première heure


Le Canard Enchaîné ...et c²ARI

Rédigé le Jeudi 29 Juin 2017 à 10:00 | Lu 746 fois


La Corse n'est pas raciste !

Nous avions signalé l'excellente initiative de l'association C²ARI, "Cullettivu Corsu per l'Adduzione senza Razzismu Istituziunale" "Collectif Corse pour l'Adoption sans Racisme Institutionnel", qui, avait critiqué le racisme feutré; dans des services administratif dédiés à la protection de l'enfance, on peut y lire notamment :
" à la page 40 des Référentiels ministériels concernant L'information préalable à l'agrément en vue d'adoption et l'évaluation de la demande d'agrément :
• si les candidats ne se sentent pas prêts à accueillir un enfant de couleur, il peut être fait recours aux termes « ouvert (sic) à l’accueil d’un enfant qui leur ressemble » .
L'echo de cette mise en cause a été important à telle enseigne que le Canard Enchaîné dans son édition du 28 juin 2017, a consacré un excellent article à ce sujet. A la grande satisfaction de C²ARI, de ses amis et de toutes celles et tous ceux en Corse, qui rejettent avec conviction, force et arguments solides l'accusation trop fréquente de racisme concernant la Corse et son Peuple.
Lisez le Canard Enchaîné qui contribue donc à restituer l'image de la Corse dans sa réalité et son authenticité. Ce n'est que justice.
Nous rappelons à l'usage de tous nos amis ou simplement lecteurs le texte de qualité qu'avait produit le C²ARI pour protester contre cette attitude d'une certaine Administration.


"Cullettivu Corsu per l'Adduzione senza Razzismu Istituziunale
Collectif Corse pour l'Adoption sans Racisme Institutionnel
 
Depuis toujours, la Corse s'est illustrée dans l'Histoire lorsqu'il s'est agi de faire progresser le principe des  Droits de l'Homme : évoquons le droit à la liberté de conscience en 1736 ou encore le droit de vote des femmes en 1755 pour ne citer qu'eux. Durant la seconde guerre mondiale, la Corse s'est encore singularisée quant à la protection de Juifs au point qu'il ait été question d'inscrire l'île au Mémorial des Justes parmi les Nations.
Cet épisode qui s'inscrit dans notre Histoire nous impose d'en être dignes. Ainsi est-il encore aujourd'hui de notre devoir de dénoncer et de nous battre contre tout ce qui participe du racisme.
 
En dépit de l'aversion que suscite légitimement l'expression raciste, celle-ci trouve sa place en France là où on l'attend le moins : dans des documents institutionnels et particulièrement dans des documents de services administratifs dont la mission est la protection de l'enfance.
En effet, on peut lire à la page 40 des Référentiels ministériels concernant L'information préalable à l'agrément en vue d'adoption et l'évaluation de la demande d'agrément :
• si les candidats ne se sentent pas prêts à accueillir un enfant de couleur, il peut être fait recours aux termes « ouvert (sic) à l’accueil d’un enfant qui leur ressemble »
 
L’administration française utilise cet euphémisme : encore au XXIe siècle considèrerait-elle comme recevable l’idée qu’il peut être donné le choix de l'apparence « raciale »  de l'enfant que des candidats espèrent au prétexte que ce processus conditionnerait son bien-être et son éducation ? Comme si le racisme pouvait conditionner quoi que ce soit de positif !
 Il est ensuite courant de lire sur des dossiers de postulants à l'adoption que ceux-ci n'acceptent pas « d'enfant noir »  et/ou « d'origine africaine »  et/ou « d'origine maghrébine ». Il n'y a pourtant aucune raison de notifier les « limites » des postulants par des propos qui impliquent que des choix fondés sur des critères d'apparence physique d'un enfant soient agréés à raison « de l'origine ou de l'appartenance ou de la non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une  race ». (cf. Code pénal R-625-7)
 
En tant que membres de la société corse, que nous soyons, entre autres, ancien pupille de l'Etat, adopté/e, parent adoptant, ex-Présidente et Vice-Présidente de conseils de famille départementaux, membre de commission départementale d'agrément, élu/e ou simple citoyen/ne,  nous nous indignons de cet état de fait. Il n'y a aucune raison de tolérer toute expression du racisme qui participe de fait à sa propagation sournoise, nauséabonde et dangereuse.
Notre collectif a pour objectif de demander que, conformément au principe d'égalité sans distinction de races supposées, il ne soit plus jamais question de suggérer, de quelque manière que ce soit, un choix de couleur de peau ou d'origine ethnique dans le processus qui mène à l'adoption d'un enfant." ( Fin de citation) 
 
 


Docteur Edmond Simeoni
Spécialiste de Gastro-entérologie - 78 ans
Marié, deux enfants, cinq petits enfants
Militant de la Corse depuis 1960



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