Le blog d'Edmond Simeoni, militant corse de la première heure


Corse : climat, le pire reste à venir

Rédigé le Mardi 20 Novembre 2018 à 10:47 | Lu 71 fois



 
 Patrick Rebillout, qui est le directeur météo  du centre d'Ajaccio a donné une importante interview à Corse-Matin du lundi 19 novembre 2018 ; le document est très important, il informe et alerte.
Il informe la population, notamment sur les différentes précipitations dans différentes communes de Corse avec des schémas démonstratifs de 1953 à 2017 et aussi avec des chiffres impressionnants qui expliquent les dégâts sévères en aval et même malheureusement avec mort d’hommes.
Il alerte sur l’évolution actuelle du climat et sur la tonalité négative qu’il génère ; nous sommes dans une spirale d’aggravation, qui en grande partie est due aux activités des hommes. Ici se mêlent des comportements voraces et insatiables de certains industriels, l’égoïsme de nombreux Pays, où notamment le Président Trump, ne croit absolument pas au réchauffement climatique !!!  Sans oublier les Pays en voie de développement, qui ne peuvent absolument pas s’interdire certaines démarches économiques, car ils sont dans les pires difficultés. Bien entendu, la solidarité à leur égard est très faible.
Compte tenu de l’échelle prévisionnelle de précipitations, de leur aggravation constante, il peut sembler dérisoire de prétendre modifier le climat de façon significative quand on est un particulier. Mais les faits sont là et têtus. Il semble donc raisonnable que les citoyens du monde entier s’engagent contre le réchauffement climatique ; simultanément, il faut agir de façon locale, pour prévenir ou diminuer les impacts des nuisances. 
L’éducation et la sensibilisation de la population sont capitales, de même que l’éducation pour les jeunes.
La réalisation des plans de prévention des risques d’inondation (PPRI) ainsi que les plans de sauvegarde des eaux doivent être effectifs et correctement effectués. Mais la somme des mesures à prendre est majeure, si on veut canaliser correctement les eaux, organiser une urbanisation avec un minimum de risque, respecter la « Loi Littoral ».
A plus longue échéance, il faut replier un maximum d’activités, de domiciles et de transports sur les piémonts ; tandis que les plaines doivent être réservées à la culture, au maraîchage etc. En effet, qu’en sera-t-il du niveau des eaux de la mer dans les 50 ou 100 ans qui viennent ?
Le tourisme ne doit pas construire des installations lourdes et onéreuses, mais plutôt légères. Le rôle de l’Etat, des Collectivités locales, puis des citoyens sera majeur.
Vaste challenge auxquels les sociétés actuelles, souvent imprévoyantes sont mal préparées.
 
Dr Edmond Simeoni
Le 20 novembre 2018


Docteur Edmond Simeoni
Spécialiste de Gastro-entérologie - 78 ans
Marié, deux enfants, cinq petits enfants
Militant de la Corse depuis 1960



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