Le blog d'Edmond Simeoni, militant corse de la première heure



Suppression des Arrêtés Miots: Coup de poignard de l'Etat

Rédigé le Jeudi 10 Janvier 2013 à 17:02 | Lu 618 fois



La décision inadmissible du Conseil Constitutionnel, concernant les Arrêtés Miot- crée une situation inique et une opportunité majeure :
 
*une situation inique, dangereuse pour les intérêts collectifs du peuple corse ; il y a une véritable trahison de l’esprit de concertation des démarches effectuées depuis des années (Girtec, Conseil supérieur d’orientation, CTC, et surtout engagement de l’Etat en la personne de Sarkosy) –
Le Girtec travaille de façon remarquable à la sécurisation des titres de propriétés en Corse ; il a déjà traité 1.500 dossiers mais la tâche est majeure car l’Etat a laissé ce secteur dans une gabegie digne des Pays les plus arriérés ; ainsi d’ailleurs que le cadastre. Mais cette mise en ordre n’est concevable.que s’il existe un rempart ( les Arrêtés Miot) et mieux un garde-fou ( la maîtrise  locale fiscale) ; ou alors, la facilitation des transactions va se traduire par une aggravation de l’aliénation du patrimoine insulaire – la terre et les maisons-, dejà exposé à une spéculation intense.

* une opportunité majeure pour l’avenir de notre Pays :

- Les Corses de l’ïle et de la diaspora sont très sensibilisés à la protection de leur terre et à la nécessité de l’organiser, dans le cadre naturellement  de l’Etat et de l’Union Européenne

- La société civile, par ses mobilisations depuis des décennies, à partir de 1960 , a organisé les ripostes et a été à l’avant-garde de cette revendication foncière et politique.

- Le refus du Conseil Constitutionnel est intrinsèquement grave mais de plus, il enlève tout espoir d’obtenir une Révision de la Constitution Française, sésame d’autres revendications vitales pour notre peuple : Statut de résident, maîtrise fiscale, coofficialité de la langue…

- Le système politique corse a beaucoup évolué depuis dix ans ; dans sa majorité, il est acquis à la défense des intérêts collectifs de la Corse ( terre, langue et culture, identité, patrimoine bâti….).

La décision du Conseil Constitutionnel n’est pas acceptable ; elle est refusée déjà par la mobilisation du peuple corse ( dans l’île et dans la diaspora), par la société politique et par la société civile. Celle-ci s’est organisée en un Collectif de défense autour de Maitre Spadoni, de Louis Orsini avec lesquels je travaille depuis plusieurs années sur le dossier des Arrêtés Miot. L’Unité de toutes les composantes, amorcée, est vitale pour la défense de nos intérêts collectifs.
Dans cette optique, nous allons mobiliser vite la société civile pour échanger et proposer à tous nos partenaires  -tous les élus, et l’ensemble de la population- les modalités d’une  réponse de masse collective. Le principe d’une manifestation de masse a été retenu : le Samedi 26 Janvier 2013. Il faut contraindre l’Etat au recul et lui arracher notamment la maitrise, essentielle, de la fiscalité sans laquelle il n’y aura ni autonomie réelle, ni autonomie financière.
La bataille actuelle est d’importance stratégique majeure car sans victoire, il n’y aura pas de révision de la Constitution Française, indispensable pour arracher la coofficialité, la reconnaissance du peuple corse.


Docteur Edmond Simeoni
Spécialiste de Gastro-entérologie - 78 ans
Marié, deux enfants, cinq petits enfants
Militant de la Corse depuis 1960



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