Le blog d'Edmond Simeoni, militant corse de la première heure


Monsieur Aurèle Mannarini proteste

Rédigé le Samedi 14 Janvier 2012 à 15:34 | Lu 337 fois



Monsieur Mannarini qui a apporté une contribution importante à la démonstration de l’innocence d’Yvan Colonna, lors de son procès, a tenu à préciser un point essentiel de l’affaire ; il s’est donc adressé publiquement au Présidennt de la Cour de Cassation qui doit se prononcer incessamment sur ce cas, Mtre Spinosi étant en charge du recours. Monsieur le Président de la Cour de Cassation, Ayant été l’expert en  balistique de la défense au deuxième procès de Monsieur Yvan Colonna devant la Cour Spéciale de Justice, ayant participé indirectement à l’annulation de ce même procès par votre haute juridiction et ayant vu mon rapport d’expertise déposé entre les mains du tribunal lors du troisième procès, je m’adresse à votre haute cour pour vous signaler les faits suivants : -         Il est apparu, à l’occasion des audiences de ce procès, que l’expert en balistique de la défense et celui de la partie civile dépendaient du même cabinet. -         Par ailleurs, on a constaté que le premier expert, étant pourvu d’une qualification et de références incontestables, se trouvait subordonné au second (si l’on en croit la presse). Ce dernier, consulté par les parties civiles mais non agréé, n’a apparemment  aucune formation précise en balistique. C’est alors que le tribunal en a déduit qu’on était en présence d’un cas de conflit d’intérêts devant entraîner l’annulation pure et simple de ces expertises. Cependant, une telle approche était en faveur de la partie civile en empêchant la démonstration de l’innocence de l’accusé. Dans de telles conditions, la justice se serait honorée en prenant l’avis d’une collégiale d’experts, d’autant plus que ceux cités auraient dû, suivant la réglementation, procéder à une reconstitution (concernant la balistique) avant de venir témoigner à la barre. Or, le jour de la reconstitution décrétée par la cour, l’expert de la défense a adopté la même méthodologie que la mienne, débouchant sur la même conclusion concernant la taille du tireur : plus grand que l’accusé. De plus, le tribunal, étant donné que la défense venait de lui remettre mon rapport, aurait dû m’appeler à la barre. Cette façon d’appliquer le code de procédure conduit inéluctablement à une erreur judiciaire. Soyez assuré, Monsieur le Président, de toute ma haute considération. Aurèle Mannarini


Docteur Edmond Simeoni
Spécialiste de Gastro-entérologie - 78 ans
Marié, deux enfants, cinq petits enfants
Militant de la Corse depuis 1960



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