Le blog d'Edmond Simeoni, militant corse de la première heure


​Corse : "le front républicain". Tunique de Nessus?

Rédigé le Vendredi 3 Novembre 2017 à 11:38 | Lu 250 fois



Le vocable est sulfureux car il a une connotation très péjorative dans la mesure où il appelle, alors que la République n'est nullement menacée et est acceptée par l’immense majorité du peuple, à une coalition de tous les conservatismes, à la  tentation de coalitions politiques improbables et contre-nature.
 
La Corse en période électorale avive les appétits, gomme les différences habituelles et certains tentent d'aménager ce "front" dont le dénominateur commun est " tout, sauf les nationalistes " ; ils tentent de marier des options inconciliables.
 
Le PCF, ne se commettra pas dans cette impasse, et c’est à son honneur, mais nombre d'aspirants au pouvoir, tant à Paris qu'en Corse, totalement masqués, d’autres à visage découvert,  sont tentés par le processus, en l'habillant de précautions oratoires fumeuses. Ils appellent à la coalition au deuxième tour entre Jean-Martin Mondoloni, Valérie Bozzi et Jean-Charles Orsucci, qui défendent, par ailleurs, des idées démocratiques ; ces cuisiniers de l'ombre et de la tambouille commencent à orner le pré-scrutin de raccourcis mensongers : il y aurait deux camps, l'un pour la France – dans un droit commun aménagé- et l'autre, partisan de l’indépendance -  contre la France ! Ils espèrent le basculement massif des ennemis traditionnels des nationalistes : les clans ; et ils comptent sur le soutien total de l’Etat ; méconnaissant et méprisant ainsi totalement le peuple Corse de l’île et de la diaspora, dont la prise de conscience et l’implication ne cessent de croître.

Les artisans chroniques des combines séculaires devraient plutôt s'interroger sur l'état catastrophique dans lequel ils ont laissé la Corse, il y a deux ans  et sur l'image répulsive de la France qu'ils ont donnée à notre jeunesse, depuis 60 ans, creusant ainsi un fossé inutile et dangereux.

Toutes les options démocratiques sont acceptables et respectables, dans la transparence et dans la loyauté. Le prochain scrutin doit être clair, sans équivoque et désignant un vainqueur, sans aucune contestation possible. Il serait alors respecté, dans le calme et la sérénité ; l’avenir de la Corse serait collectivement préparé par la majorité et l’opposition, dans leurs rôles respectifs, mais  dans un climat apaisé et avec une démocratie enfin confirmée.

La Corse est tributaire de notre comportement collectif, il ne peut pas être hypothéqué par des calculs ou des pratiques qui pourraient permettre la suspicion, envenimeraient la situation et, inévitablement induiraient une radicalisation. L’heure est à la responsabilité.
 
Docteur Edmond Simeoni
 
Le 03 novembre 2017 


Docteur Edmond Simeoni
Spécialiste de Gastro-entérologie - 78 ans
Marié, deux enfants, cinq petits enfants
Militant de la Corse depuis 1960



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